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JOURNÉE NATIONALE DE L’ELEVAGE AU SÉNÉGAL 2019

ET SI LES PAYS PRAPS SYNCHRONISAIENT L’EVENEMENT !

Instituée par décret n° 2014-164 du 17 février 2014, la Journée nationale de l’élevage est un moment fort pour réfléchir sur les opportunités et contraintes du secteur et trouver les meilleures stratégies afin de doper la productivité, l’employabilité et la compétitivité de l’élevage, au bénéfice des pasteurs et des agropasteurs. Cette année, le thème retenu est : « promotion des cultures fourragères et amélioration génétique du cheptel, créneaux porteurs pour l’emploi des jeunes et des femmes. »

En effet, la satisfaction des besoins en protéines animales de la population sénégalaise, en pleine croissance, dans un contexte d’urbanisation galopante et de péjoration du climat, passe par l’augmentation de la production de viande, de lait et d’œufs. C’est aussi la vision déclinée dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), pour bâtir un élevage productif, performant et compétitif.

En outre, l’élevage a montré ses grandes potentialités de création de richesses et d’emplois. Mieux, la marge de progression des productions animales est énorme. De nombreuses niches d’opportunités restent à explorer pour créer davantage de revenus, notamment au profit des femmes et des jeunes. En somme, il faut faire de notre élevage la mamelle nourricière du PSE et donc la rampe de lancement d’un décollage économique réussi.

Pour réduire la facture laitière et augmenter la production de viande, d’importantes mesures sont prises à travers l’amélioration génétique (insémination artificielle, croisement naturel et importation de races bovines exotiques à fort potentiel laitier. Rien qu’entre 2017 et 2018, environ 2400 génisses gestantes ont été importées dans le cadre d’un partenariat entre l’Association nationale pour l’intensification de la production laitière (ANIPL) et le ministère de l’Elevage. Les génisses ont été subventionnées par l’Etat à hauteur de 44 % du coût total des importations. Pour rendre les produits laitiers locaux plus compétitifs, le lait pasteurisé élaboré à partir du lait cru, a été exonéré de taxe.

Conscient que l’élevage repose sur trois piliers : la santé animale, l’hydraulique pastorale et l’alimentation du bétail, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Samba Ndiobène KÂ, ambitionne de familiariser les éleveurs avec les cultures fourragères, de créer un réseau de multiplicateurs de semences fourragères et d’inciter le privé à s’investir dans la filière pour une pérennisation des actions. Entre autres spéculations, Il est prévu de vulgariser le néma ou maralfalfa. Le néma est une espèce qui peut produire 20 à 40 tonnes de fourrage à l’hectare et permet plusieurs récoltes par an. La seule contrainte, c’est qu’il faut de l’eau.

Parallèlement, les opérations de constitution de réserves fourragères se poursuivent à travers la préservation des pâturages, la fauche du fourrage naturel et la valorisation des sous-produits agricoles. Les opérations de culture et de constitution de réserves fourragères sont régulièrement synchronisées avec la lutte contre les feux de brousse, la réalisation de pare-feu et les mises en défens.

Dans son adresse aux éleveurs, à l’occasion de la célébration de la 6è Journée nationale à Kaël, département de Mbacké, département de Diourbel, le Président Macky SALL a annoncé trois mesures importantes. D’abord, grâce à la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC, African Risk Capacity), le Sénégal va bénéficier de plus de cinq milliards de francs CFA dont 2 iront à l’élevage pour renforcer le Fonds de résilience mis en place grâce aux retombées des opérations sauvegarde du bétail (OSB).

L’OSB est une stratégie de vente d’aliment de bétail subventionné qui a permet aux éleveurs des 45 départements du Sénégal de bénéficier de comptes bancaires dont l’actif est estimé à 2,5 milliards. En plus de cet argent, le Chef de l’Etat a également déclaré que 3 milliards de francs CFA seront injectés dans le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) dans le cadre du budget 2020.

Enfin, le Président de la République a, en outre, invité les jeunes et les femmes, à s’appuyer sur les mécanismes mis en place par l’Etat pour devenir de véritables entrepreneurs. Pour lui, l’élevage offre des opportunités réelles aux femmes et aux jeunes afin de lutter efficacement contre la précarité sociale.

Démonstration : le PRAPS appuie plusieurs groupements de jeunes et de femmes à s’investir dans les créneaux de génération de revenus et d’emplois dans le domaine du pastoralisme. L’entreprenariat pastoral encouragé par le PRAPS repose sur l’alimentation du bétail, la collecte et la transformation du lait et la formation aux métiers de l’élevage en appui aux directions du ministère de l’élevage.

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