La campagne de vaccination du cheptel lancée à Toubacouta

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17 Mai 18
Écrit par Lu 64 fois
Publié dans Dernières nouvelles

La campagne nationale de vaccination du cheptel a été lancée le 12 mars à Toubacouta (département de Foundiougne) en présence d’une délégation du ministère de l’Elevage et des Productions animales, conduite par le Secrétaire général Mamadou Ousseynou Sakho. La cérémonie officielle a été présidée, en l’absence du ministre de tutelle empêché par M. Cheikh Ahmadou Tidiane Ndoye, Adjoint au gouverneur de Fatick, chargé du développement.

Dans son allocution M. Ndoye a souligné l’importance du secteur de l’élevage dans l’économie nationale avec son riche et varié cheptel qui contribue pour 28% à la valeur ajoutée du secteur agricole et pour 4,6 % au Produit intérieur brut (PIB). Cheikh Ahmadou Tidiane Ndoye a ajouté que le secteur de l’élevage mobilise une frange importante de la population, notamment dans le monde rural où il joue un rôle majeur dans la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. D’où la nécessité, à ses yeux, d’assurer la protection sanitaire de ce cheptel par des campagnes de vaccination de masse assidues contre les maladies dominantes qui le menacent.

Selon lui, les autorités sont déterminées à mettre le cheptel à l’abri des maladies animales à travers un vaste programme de lutte et de surveillance zoosanitaire qui a été élaboré dans le Plan national de développement de l’élevage. Ce programme vise, comme l’a indiqué le gouverneur adjoint de Fatick, à vacciner « 80% des effectifs pour chaque maladie prioritaire ». Cette stratégie « est le seul moyen pour préserver la santé animale, la santé publique et contribuer significativement à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la précarité sociale des populations défavorisées et notamment des femmes et des jeunes ».

Au titre du Programme de renforcement de la protection zoosanitaire, financé sur le Budget consolidé d’investissement, une enveloppe de 1,124 milliard de F CFA a été dégagée en 2018, soit une hausse de 124.000.000 de F CFA par rapport à 2017. « Aujourd’hui, notre pays est cité en exemple pour avoir éradiqué la peste bovine depuis 2005 et le statut de pays indemne lui a été décerné par l’Organisation mondiale de la santé animale », a-t-il déclaré. Un vibrant hommage a été rendu aux agents vétérinaires des services public et privé, aux éleveurs et aux partenaires au développement qui ont grandement contribué à l’éradication de cette redoutable maladie.

Pour confirmer ce bel élan et aller droit à l’éradication de la Peste des petits ruminants (PPR) à l’horizon 2025, cinq maladies prioritaires sont prises en charge par les campagnes de vaccination en raison de leur impact socio-économique. Il s’agit de : la peste des petits ruminants (PPR), la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNCB), la peste équine (PE) et la maladie de Newcastle (MN). Pour le moment, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des attentes, même si de réels progrès ont été accomplis, grâce aux mesures prises pour lever les contraintes récurrentes, relatives aux ruptures de vaccins, au déficit en parcs de vaccination, à l’insuffisance des ressources humaines et des moyens de travail.

Ces contraintes ont été déplorées par les représentants des éleveurs qui ont évoqué notamment le déficit en parcs à vaccination. Cette doléance devrait trouver des solutions dans des délais raisonnables avec les mesures prises dans ce sens depuis 2012 et qui sont en cours d’exécution. Parmi ces mesures on peut la signature d’une convention avec l’ISRA pour une fourniture des vaccins produits localement, la mise à disposition au début des campagnes de l’essentiel des vaccins, grâce au processus d’acquisition à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC). Pour pallier les importations de vaccins, le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) va fournir un système intégré de lyophilisation qui permettra à l’Unité de production de vaccins de l’ISRA, de quintupler sa production dans un délai raisonnable.

En attendant l’opérationnalisation de ce lyophilisateur d’ici décembre 2018, le PRAPS fournit à la DSV des vaccins, du matériel de froid, des kits de diagnostic, des véhicules et des motos pour appuyer la CAMVAC. Dans le

Même chapitre, le PRAPS va construire une trentaine de parcs à vaccination dans les huit départements dans lesquels il intervient. Le projet intervient aussi dans la formation et le renforcement des capacités techniques et professionnelles des agents du MEPA.

Par ailleurs, une vieille doléance des éleveurs des Iles du Saloum vient d’être satisfaite. Il s’agit de l’acquisition d’une vedette de 12 places. L’embarcation va faciliter la vaccination dans un contexte insulaire marqué par l’enclavement de plusieurs villages. Les bénéficiaires ont été invités à veiller à son bon entretien et à sa maintenance. Le lancement de la campagne nationale de vaccination a été couplé avec l’atelier de validation du Plan stratégique national pour l’ér adication de la peste des petits ruminants (PPR).

Dernière modification le jeudi, 17 mai 2018 11:29