Atelier de formation des formateurs pour l’utilisation des Manuels techniques vétérinaires

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17 Mai 18
Écrit par Lu 181 fois
Publié dans Dernières nouvelles

Ouverture ce lundi 09 avril 2018, à l’hôtel Lagon 2 de Dakar (Sénégal) de l’atelier de formation des formateurs pour l’utilisation des Manuels techniques vétérinaires. Cette session de formation prévue du 09 au 13 avril courant est à mettre à l’actif de la Coordination régionale de la composante Santé animale du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), mise en œuvre par l’OIE, avec l’appui de l’Unité de Coordination du PRAPS Sénégal.

Cet atelier est couplé à une autre rencontre des techniciens vétérinaires des PRAPS pays sur la conception, l’exploitation et l’entretien des bases de données épidémiologiques. Ce sera du 16 au 20 avril au sein du même hôtel. En plus des cadres de l’OIE et de la Banque mondiale, les travaux bénéficient de l’appui du CIRAD à travers les prestations de Cécile Squarzoni Diaw et Anne-Laure Roy. Les participants viennent des six pays du PRAPS : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad.

Dans son adresse aux participants, le Pr Oumar Idriss Alfaroukh a placé cette double formation dans la suite logique des études réalisées par l’OIE dans les pays concernant les performances des Services vétérinaires. Cet appui a permis de déterminer avec succès les points forts mais aussi les faiblesses altérant les capacités des Services vétérinaires (SV). Cette étude a permis également de ressortir les difficultés qui empêchent les SV à se conformer aux normes internationales de l’OIE et de mettre au point une vision stratégique partagée, avec l’objectif principal d’améliorer la gouvernance des SV et de contribuer efficacement à la réalisation des priorités gouvernementales au niveau national et à l’échelle internationale.

Pour lui, la vie est un challenge. Le succès ne vient donc jamais par hasard, mais « il est le fruit de gros efforts, d’apprentissage, de cumul d’échecs et d’expériences de ceux qui ne sont jamais satisfaits du présent et cherche à construire un futur meilleur pour eux-mêmes et pour tous sur la base du savoir et des connaissances ».

S’inscrivant dans cette logique, le Directeur de Cabinet du ministre de l’Elevage et des Productions animales, a dit au nom de Mme le ministre, son « plaisir renouvelé d’accueillir ceux qui ont choisi comme sacerdoce, de travailler à prévenir la souffrance de nos amis, les animaux, et de soulager leurs douleurs ».

« Votre présence à ces ateliers, témoigne de l’importance que les plus hautes autorités de nos pays respectifs, accordent à ces formations qui vous permettront, non seulement d’accompagner les efforts dans le renforcement global des capacités des agents chargés de la santé animale, mais également, d’ouvrir des opportunités d’acquérir des connaissances profondes et d’améliorer vos capacités d’intervention sur le terrain », a ajouté M. Diop.

Le Directeur de Cabinet du MEPA a encouragé les participants à faire preuve d’assiduité et d’ouverture d’esprit afin de bien maîtriser le contenu des manuels de formation vétérinaire et l’utilisation de la mallette pédagogique et des techniques de vulgarisation de ces manuels, en fonction des différents publics cibles que sont les auxiliaires, les para-vétérinaires et les vétérinaires.

La bonne maîtrise de ces outils devrait permettre, selon lui, de répliquer correctement cette formation. Il s’agit ensuite de discuter et de valider les grandes lignes d’un système d’information et d’en maîtriser les prérequis, les éléments constitutifs ainsi que l’organisation générale des bases de données épidémiologiques. Il s’agit, enfin, d’acquérir la méthodologie nécessaire de l’implantation, de l’exploitation, de l’entretien et de la démarche à suivre pour articuler ces bases de données par rapport aux autres outils existants, à l’image du système WAHIS de l’OIE.

L’importance d’avoir des professionnels en élevage bien formés, compétents et expérimentés, est capitale pour des pays sahéliens comme les nôtres où le cheptel est sans conteste l’une des mamelles nourricières de nos économies, a encore ajouté le Directeur de Cabinet. Pour lui, « les productions animales sont une vraie richesse qui contribue à lutter contre la précarité sociale et à fournir à nos villes et à nos campagnes les protéines animales indispensables à la vie humaine sur terre ».

« Nous reconnaissons tous que le développement de ce sous-secteur passe obligatoirement par la maîtrise de la santé animale », a-t-il martelé. Et un capital animal en bonne santé contribue efficacement à l’amélioration de la consommation des ménages, aux soins de santé, à l’éducation, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène, au logement, etc. Par conséquent, la prise en compte de l’amélioration de la santé et des productions animales, est un facteur réel d’équilibre qualitatif de nos économies fragiles, en quête de filières porteuses de croissance et de génération de revenus.

Le PRAPS qui nous donne l’occasion de nous réunir ici, a encore précisé M. Diop, fait parti des grands chantiers que nos gouvernements ont mis en œuvre dans l’objectif de rechercher les voies et moyens de renforcer la résilience des sociétés pastorales sahélo-sahariennes et de booster la coopération sous-régionale. Financé par nos pays avec l’appui financier et technique sans réserve de la Banque mondiale, ce projet montre, à suffisance, la nécessité de la prise en compte de l’élevage dans tout projet de développement pour les pays sahéliens.

Le PRAPS est doté d’une enveloppe de 248 millions de dollars. Il va bénéficier à deux millions de pasteurs sahélo-sahariens, y compris des femmes et des jeunes. Il ambitionne d’augmenter significativement les revenus des bénéficiaires sous un horizon de 5 à 10 ans en soutenant l’amélioration de la productivité, la sécurisation des modes d’existence et des moyens de production des populations pastorales.

L’objectif général de la composante Santé animale du PRAPS est de bâtir des Services vétérinaires plus performants et durables, pour mener des interventions efficaces en tout temps et en tout lieu. A ce titre, ces formations vont lancer les bases de la diffusion des connaissances à tous les cadres en santé animale et de mettre en place un système adéquat de bases de données épidémiologiques indispensables pour un meilleur suivi et une meilleure maîtrise des maladies circulant dans nos pays respectifs.

Un paquet de remerciements et de reconnaissance a été adressé par M. Diop, à la Banque mondiale pour le financement de cet important Projet, à l’OIE pour ses appuis techniques multiformes à nos pays respectifs, au CILSS pour son rôle déterminant dans la coordination et le portage des activités régionales et, enfin au CIRAD, pour la dynamique engagée dans l’accompagnement du PRAPS dans les différentes formations et les réunions techniques dénommées les « Entretiens techniques du PRAPS ».

Le Directeur de Cabinet a aussi invité les participantes et participants à « faire preuve de disponibilité, d’attention, d’assiduité et d’ambition particulière, afin de bénéficier au maximum du contenu de ces importantes formations pour mieux accompagner nos services en charge de la santé animale et mieux faire face aux redoutables maladies circulant dans nos différents pays ».

ENCADRE : CONTRIBUTION DU PRAPS SENEGAL A L’EMERGENCE PASTORALE

Le PRAPS Sénégal continue d’engranger des résultats très satisfaisants dans le domaine de la construction et de la réhabilitation des Services vétérinaires déconcentrés, des parcs à vaccination et des marchés à bétail, des centres de collecte et des unités laitières, des Unités pastorales et des mises en défens, des couloirs de transhumance et des pistes de production, des pare-feux, des aires d’abattage, des mares, des forages et des magasins de stockage, entre autres infrastructures clés pour le développement de l’élevage. De plus, le PRAPS contribue à la fourniture d’équipements divers aux services vétérinaires centraux et déconcentrés (matériel logistique, matériel de froid, matériel vétérinaire, matériel informatique, matériel de communication, lyophilisateur pour la production de vaccins, etc.).

Le PRAPS Sénégal prend aussi une part active à la relance des dispositifs de surveillance épidémiologique et l’élaboration de plans d’urgence ainsi qu’à la formation initiale et continue des agents des services vétérinaires (cadres, agents techniques intermédiaires, agents de base, voire auxiliaires) sans oublier l’installation de vétérinaires privés.

 Le PRAPS Sénégal participe activement à l’organisation des campagnes de vaccination en particulier contre deux pathologies prioritaires que sont la Péripneumonie contagieuse bovine et la Peste des petits ruminants, à travers l’acquisition de vaccins de qualité à travers les Banque de vaccins, mise en place par l’OIE, l’étude t0 (T zéro) pour la PPCB et la PPR, le paiement du mandat sanitaire et de l’analyse des échantillons, sans compter la fourniture de kits divers pour une meilleure prise en charge des campagnes nationales de vaccination et de gestion des déchets de la vaccination.

Récemment, le PRAPS a pris entièrement en charge les évènements marquant le lancement officiel de la campagne de vaccination 2018 et l’atelier de validation du Plan stratégique national d’éradication de la PPR à l’horizon 2025.

Dernière modification le jeudi, 17 mai 2018 11:24